BOUDDHA… Je ne parle pas ici de la philosophie qui s’y rattache, mais je suis captivée par son apparence, par ce qu’il reflète. Sa zénitude et sa plénitude, m’apaisent.

J’ai d’ailleurs la chance d’avoir réuni plusieurs statuettes qui viennent d’un peu partout, mais surtout de Thaïlande (merci Etienne) et qui trônent dans une vitrine, où je peux les admirer à loisir. Aussi me semblait-il logique, d’essayer d’en réaliser moi-même une interprétation.

Et, contre toute attente, c’est le bouddha chinois que j’ai privilégié. Son aspect plus joufflu et plus jovial m’a parut peut-être plus aisé à réaliser en modelage. Toutefois mon mari trouve qu’il ressemble plus à une statuette aztèque…

Réalisé en grès noir, je l’ai laissé tel quel, brut. Ni engobe, ni émaillage, tout simple, fidèle à son image.

Il ne doit pas être si mal que ça car, pour une fois, cette pièce n’a suscité aucune raillerie ou commentaire désobligeant (les fautifs se reconnaîtront…).

 

 

Comme tous les ans, je commande à Véro, ma prof de poterie, un cheval pour la fin de l’année de cours (voir les précédents en cliquant ici) .

Et cette année, je lui avais demandé un cheval de trait. Après, libre à elle de le représenter à sa guise…

Et voici ce qu’elle à imaginé. Je vous présente COBY, cheval lourd immortalisé en position de traction.

 

Il a été réalisé en grès noir et grès jaune, non émaillé.

Personnellement je l’adore et je remercie mille fois encore ma très chère Véro que vous pouvez retrouver ici

 

Rien à voir avec le film, si ce n’est son petit nom, je vous présente mon Raoul à moi…

 

Hippopotame de son état, animal totem en ce qui me concerne (comprendra qui peut…), j’ai eu l’idée de le représenter sortant de l’eau.

Je l’ai réalisé en grès noir et émaillé au pistolet avec un rouge (si, si, même si on ne dirait pas) en très fine couche, ce qui permet de lui donner l’air semi-brillant, comme s’il sortait de l’eau.

Personnellement je trouve qu’il a une bonne bouille.

Et vous, qu’en pensez-vous ?

Voici un petit pot que j’ai réalisé au tour, ainsi que son couvercle ! (et oui, tourné lui aussi !).

Emaillé selon la technique du trempage, il est ressorti du four sans que l’émaille n’ait correctement fondu ! Pourquoi ? Mystère.

Afin de rattraper un peu le coup, je l’ai recuits après l’avoir enduit d’une couche de couverte, ce qui a un peu amélioré les choses, mais ce n’est quand même pas tout à fait ça !!!

Ce sont les joies de la poterie ! Je lui trouverai quand même une utilité. Les…  pas très beaux ont, eux aussi, le droit d’exister…

 

Ok, mais à quoi ça sert ?”. C’est la sempiternelle question que mon mari me pose lorsque je rapporte une pièce (qu’il s’agisse de poterie ou de couture) à la maison.

Et bien cette fois-ci, je fais dans l’utilitaire… Voici 3 pièces en faïence que j’ai réalisées au tour. 2 tasses (pour prendre le thé avec les cops), la bleue mouchetée émaillée au pistolet et la violette et blanche, décorée à l’engobe et gravée. Puis, un bol échancré, à installer près des plaques de cuisson, pour y poser les cuillères ou autre ustensile. Lui est décoré à l’engobe et une petite poulette (et oui encore une !) est gravée à l’intérieur…

 

Dans la série, c’est joli (du moins à mon avis), mais ça ne sert à rien (comme dirait mon mari…), je vous présente ma statuette “Nonchalante Opulence“.

C’est la toute première fois que je m’essaie au modelage et j’ai trouvé ça tellement agréable à réaliser. Le modelage de la terre se fait avec une certaine sensualité, et une certaine avidité, curiosité, de l’aboutissement de la pièce, qui se dévoile au-fur-et-à-mesure de la réalisation.

Il s’agit donc d’une pièce réalisée en grès noir chamoté, tout simplement cuite à nu, sans engobe, ni émail.

D’aucun dirait qu’il y a une certaine ressemblance…

Vous l’avez tous compris, je ne vais pas vous parler ici de la Comédia Del Arte (à laquelle, il faut bien l’admettre, je n’y connais pas grand chose), mais de la technique dite, “du colombin“…

Dans ce cas-ci, on prend un petit morceau de terre que l’on roule en “boudins”, plus ou moins gros et allongé selon la taille de la pièce à réaliser.

Il suffira, en suite, de positionner ces boudins de terre en leur faisant prendre la forme de l’objet que l’on veut réaliser puis de les souder les uns aux autres. Ainsi, l’on peut élargir ou rétrécir à volonté. Enfin, il faudra (ou pas, selon ce que l’on veut) lisser l’ensemble afin d’obtenir une pièce d’aspect régulier.

Cette technique est un peu longue, mais reste plus abordable que celle du tour et permet de réaliser de grosses (voir très grosses) pièces sans trop de difficulté. Et comme dit mon mari “si le petit kirikou y arrive…

J’ai testé avec du grès chamoté émaillé et voici le résultat…

N’y voyez pas un objet de forme “douteuse” (comme mon mari et tous les copains qui l’aperçoivent) mais qu’un pot (même si on ne peut rien y mettre, puisque l’ouverture est très petite) destiné à une décoration d’extérieure…

La terre… Quoi d’autre ?

La technique de la plaque en poterie consiste (comme en pâtisserie) à fabriquer une plaque d’épaisseur régulière. Pour cela, on l’étale à l’aide d’un rouleau qui vient prendre appui sur 2 tasseaux de bois d’égale épaisseur.

Technique de la "Plaque"

Ainsi étalée, on peut  :

  • découper la terre en parts de tailles et de formes différentes pour les assembler, à volonté,
  • recouvrir un objet choisi pour moule,
  • tapisser les parois d’un récipient (aussi choisi pour moule),

Les applications sont nombreuses et variées.

Voici ce que j’ai pu faire avec cette technique à mes débuts de poteuse.

Un petit pot hexagonal émaillé en mordoré avec son couvercle…

Pot héxagonal fermé

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Un récipient rectangulaire au motif fleuri…

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Et puis, voir mes colliers, aussi réalisés avec cette technique, en cliquant ICI.

 

Les bijoux ! En l’occurrence, rares sont les jours où je sors “nue de cou”. Un collier ça habille, ça peaufine, ça agrémente…

Même constat que l’habillement :  trop cher, pas assez comme ci ou comme ça, trop ou pas assez gros… Bref, jamais contente ! Et bien comme le dit le dicton : “On n’est jamais mieux servi que par soit-même“. Donc, au charbon… OUPS ! Que dis-je ? A la terre… (cuite évidemment).

Donc voici quelques unes de mes réalisations…

Qu’en pensez-vous ? N’hésitez pas à me faire part de vos commentaires…

 

 

 

 

 Je parle évidemment du TOUR (et non pas d’Edith Piaf, que j’aime beaucoup par ailleurs…). Point d’orgue de la poterie, il a tendance à faire oublier toutes les autres techniques, pourtant souvent beaucoup plus abordables  (d’un point de vue technique).

 En effet, sa majesté ne se laisse pas dompter si facilement. Le tour fait appel à une technique très précise et ne laisse aucune place à l’ à peu près. La moindre erreur est fatale (pour la pièce, pas pour le “poteur” heureusement !).

Aussi, cette technique nécessite-t-elle un peu plus de temps d’apprentissage. Il faut ressentir les choses, trouver le doigté, reconnaître les sensations…

Voici quelques unes de mes réalisations…

 

 

Mais quelle satisfaction lorsque l’on arrive à sortir une pièce convenable (pour l’adjectif “belle” on attendra encore un peu et pour celui de “superbe“, un jour peut-être ?!)